Terre de nos ancêtres n° 43

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LE DORAT, tome II

 

Un volume de 142 pages, illustré en noir et en couleurs, avec index alphabétique des conjoints.

par Pascal DURANDARD, AGL, 2014.

Familles BEILOT, DAUBUSSON, FANCHON, JUNIEN, de NAILLAC, NEVEU, POUFFARY, TEYTAUD.

 

Un premier volume consacré aux familles du Dorat a paru en 2005. Il en appelait d’autres, et les trois recueils que nous présentons conjointement neuf ans plus tard ne peuvent pas trouver de circonstance plus appropriée pour leur publication que cette année jubilaire. 2014 est en effet une date importante pour Le Dorat, qui célèbre les mille ans de la mort de saint Israël. A travers cette figure emblématique et tutélaire de la ville, c’est l’histoire même de la cité qui est mise en valeur : l’ancienneté de cette histoire, tout d’abord, intimement liée à sa collégiale, mais aussi la place éminente du Dorat comme capitale judiciaire de la Basse-Marche. Quelle belle occasion de présenter, réparties sur ces trois volumes, près d’une trentaine d’études généalogiques portant sur des familles qui ont plus ou moins longuement traversé cette histoire !
Le tome II présente huit familles, au premier rang desquelles se rangent les Junien et les Teytaud, très anciennement établis au Dorat. Marchands à l’origine, ils figurent déjà au XVIe siècle parmi les grands bourgeois de la cité. Les autres familles sont apparues plus tardivement, et offrent des traits sociaux différents. Les Beilot, les Daubusson et les Pouffary viennent de paroisses qui touchent Le Dorat : Saint-Ouen, Oradour-Saint-Genest et Dinsac. Ils sont directement issus de la paysannerie, et leur installation dans un milieu urbain coïncide avec une évolution de leur condition. Ils deviennent artisans ou officiers subalternes, et le resteront jusqu’à leur extinction. Seuls les Beilot vont réussir leur ascension sociale, et elle sera plus rapide et plus spectaculaire que celle des Marchadier étudiés dans le tome I. Ils comptent dès le règne de Louis XV parmi les bourgeois influents de la cité. Ils y joueront un rôle non négligeable durant la Révolution, et figureront tout au long du XIXe siècle avec les élites du nord du département.
Tout autre est le parcours des Neveu et des de Naillac. Les uns, comme probablement les autres, sont également sortis de paroisses rurales, mais ils viennent d’un peu plus loin, des confins du Poitou et de la Basse-Marche. Comme tant d’autres, ils seront des Dorachons « éphémères ». Pierre de Naillac est sargetier, et il n’aura pas de postérité masculine. Quant à Jean et Louis Neveu, l’un scieur de long et l’autre maçon, ils forment la seconde génération de migrants de leur famille. Ils sont nés dans la paroisse d’Oradour-Saint-Genest d’un père scieur de long et originaire de Brigueil-le-Chantre. Fixés au Dorat à la suite de leur mariage avec les deux filles d’un sabotier, ils font partie, à la veille de la Révolution, de cette « classe » ouvrière si rarement étudiée et aux contours si difficiles à définir. Ils rappellent que la population du Dorat n’est pas composée que de notables, d’hommes de loi, d’officiers, d’ecclésiastiques ou de marchands. Intégrés néanmoins à cette dernière catégorie sociale avec un marchand mercier prospère, les Neveu quittent Le Dorat dans la seconde moitié du XIXe siècle. 
Enfin, les Fanchon représentent dans ce volume le cas bien particulier d’un véritable « étranger » à la province. La venue d’un Picard au Dorat et son installation définitive obéit à un autre but que celui des familles précédentes : Hubert Fanchon est musicien, il a apparemment une belle voix, et il trouve l’occasion d’être employé par le chapitre au titre de choriste. Pendant plus de trente années, les Dorachons pourront l’entendre chanter avec ses collègues de la maîtrise les divers offices qui rythment la vie de la collégiale.
En préambule de ce volume, Pascal Durandard nous livre une très intéressante notice sur la place de La Musique au Dorat, en particulier la musique religieuse. Autre façon de rendre hommage à saint Israël, qui passe pour le premier chantre du chapitre.

 


Nous rappelons que les travaux présentés dans cette publication sont le fruit des recherches personnelles des auteurs. A ce titre, ils ne sauraient être utilisés à des fins autres que privées à l’exclusion de toute diffusion sur Internet ou de toute autre manière sans autorisation préalable des auteurs et sous réserve que soient indiqués clairement les noms des auteurs et la source, en vertu de la loi sur la propriété littéraire et artistique (lois n°57-298 du 11/03/1957 et n°92-597 du 01/07/1992).


Titre : LE DORAT, tome II
Auteurs :  Pascal Durandard
Collection :  Terre de nos Ancêtres – n° 43
Editeur : Amitiés Généalogiques du Limousin, Limoges, juin 2014
ISSN : 1958-0959
Format : 21 x 29,5 broché – 142 pages
Prix : Tarif normal : 35 euros (port inclus) / Tarif adhérents : 27 euros (port inclus)
Prix spécial de lancement : 22 euros, jusqu’au 15 septembre 2014 uniquement


Publié par AGL   @   20 juillet 2014 0 commentaires

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